La fin du " tout voiture "
L’ère du « tout voiture » en centre-ville est révolue. Les contraintes d’usage des véhicules privés sont connues : coût de possession élevé en regard de l’utilisation réelle, augmentation des prix du carburant, limitation de vitesse, restriction d’accès aux centres-villes, contingentement des places de stationnement, impact environnemental…
Le véhicule en temps partagé permet de bénéficier des avantages de la propriété d'un véhicule (disponibilité, proximité,..) sans en subir les contraintes (charges financiéres, gestion administrative, temps d'immobilisation). L'abonné ne paye que pour sa consommation. Les 2 principales offres sont :
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L’auto-partage, qui consiste à louer des véhicules après réservation pour des trajets en boucle de quelques heures (retour à la station de départ)
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Le libre-service, qui autorise l'utilisation d'un véhicule sans réservation préalable et sans obligation de le ramener au point de départ (suivant le modèle Vélib).

A qui s’adresse cette offre ?
Cette offre s’adresse d’abord aux citoyens qui souhaitent faire des économies et qui sont prêts à modifier leur comportement sans néanmoins diminuer leurs exigences en matière de mobilité (disponibilité, fiabilité, accessibilité). Les usagers des transports en commun y trouvent également leur compte puisqu'ils peuvent ainsi bénéficier d'un moyen de transport individuel complémentaire. Enfin, elle concerne les administrations et les entreprises privées qui cherche à optimiser et mutualiser leur flotte de véhicules, avec un objectif de réduction des coûts.
Un marché qui a fait ses preuves
Si ce marché a démarré lentement en France, avec 2 500 clients répertoriés fin 2007, il s'est développé plus rapidement en Europe et en Amérique du Nord. Il comptait, début 2008, 60 000 utilisateurs en Suisse, 80 000 en Allemagne, 150 000 en Amérique du Nord avec un taux de croissance de 30% par an.